2015

  • 18

    Diagonale Mouscron - Turnhout du 26/09/15

    Diagonale Mouscron - Turnhout du 26/09/15

      Nous sommes encore quelques uns au club des Cyclos Emptinnois à envisager des diagonales pour cette fin de saison 2015, mais les dates proposées ne conviennent pas à tous.   Nous nous décidons donc, Christophe Lapaille et moi, et choisissons Mouscron-Turnhout pour ce samedi 26 septembre 2015.   Le jour avant, je me rends à Turnhout en voiture pour la laisser sur un parking et reviens à vélo jusque Jambes, où m’attend Christophe. De retour, Christophe se propose d’aller acheter les billets de train pour nous emmener sur Mouscron le lendemain.   Il est donc 6hr du matin quand je quitte Achet le samedi pour me rendre à la gare de Ciney. Lors de mon arrivée, je devine une silhouette bonhomme dans la pénombre : Christophe m’attend déjà. La gare est toujours fermée, nous décidons donc de patienter dans le petit tunnel qui mène aux voies via le parking pour ne pas prendre froid.   6hr48, le train est à l’heure, nous démarrons et faisons une première étape à Namur. La gare de Namur est bien plus fréquentée, nous profitons des 20 minutes qu’il nous reste à attendre pour acheter un petit déjeuner à grignoter sur le quai.   Le train est là, la gentille contrôleuse nous ouvre le sas pour fixer les vélos et nous nous réfugions en classe 2 bien au chaud. Pas de panique, Mouscron est la gare terminus, nous pouvons nous évader dans nos escapades oniriques en attendant le départ de cette fameuse diagonale.   Nous atteindrons Mouscron un peu avant 10h et ne tardons pas à démarrer. Il faut dire que nous avons un itinéraire de choix … J’avais soumis une proposition aux membres de l’ARBA (Amicale des randonneurs belges et d’ailleurs) et William Defrise, un adepte des diagonales originaire de Mouscron, m’a vite goupillé un bon plan pour celle-ci. Je voulais absolument atteindre les 200km pour ma participation au challenge français du dodécaudax (http://cyclo-long-cours.fr/dodecaudax/) et il avait justement un parcours de 203km qu’il avait roulé le 1er août de cette année. Je ne me suis pas fait prier et ai tout de suite senti le bon filon pour ce parcours.    Nous nous dirigeons donc vers Audenarde en empruntant la N60 qui longe la frontière linguistique. Nous traversons la localité de Moen avant de prendre le halage de l’Escaut. Audenarde est seulement 37km plus loin que notre point de départ. Il est 11:35, nous prenons vite une carte de visite dans un commerce et repartons de si tôt par le halage.     Christophe a la pêche et prend des relais assez longs. Il faut dire que c’est une fameuse pièce qui se dresse devant moi. il me couvre complètement du vent de face qui vient du Nord-Est et tire du gros braquet. Je m’efforce donc de mouliner et de prendre les relais lorsque nous devons changer de direction.   Une fois sorti du sillage de l’Escaut, nous sommes confrontés aux réalités de la route flamande : pas question de rester sur la chaussée, il y a des pistes cyclables partout. Lorsqu’elle sont récentes, c’est un pur bonheur… mais parfois, elles sont sur une partie du trottoir ou sur le bas-côté de la chaussée avec un revêtement assez dégradé. Qu’à cela ne tienne, nous ne ferons pas 100m sans être klaxonnés, la prudence est reine et nous nous soumettons. Nous passons par les localités de Dikkele, Oosterzele, Oordegem avant de rejoindre Lede où nous sommes arrêtés par des signaleurs.   Notre itinéraire passe dans une course cycliste et nous y découvrons toutes les joies des courses de kermesse flamandes: fanfare, baraques à frites, bières et carousels. Nous passons donc dedans à la façon Ghislain Lambert et reprenons de plus belle par Lebbeke puis Buggenhout.   Buggenhout, ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant là, en plein centre, que se trouve la brasserie de la Kwak et de la triple Carmeliet. Nous décidons d’y manger un sandwich et y postons notre contrôle volant. Il est 15hr, il nous reste 105km, et la partie qui va suivre ne sera pas de tout repos.   Malgré un terrain plat et d’apparence facile sur carte, le tronçon qui nous mène au deuxième point de contrôle (Kontich) est éreintant. Le vent souffle de plus belle, les pistes cyclables passent incessamment de droite à gauche de la chaussée et les agglomérations sont denses avec énormément de tournants et de feux de signalisation. Nous passons par Londerzeel, Willebroek, Boom et Waarloos avant de nous arrêter à Duffel.    Duffel est une petite localité très sympathique qui est agrémentée par le passage de la Nete. Enormément d’habitants s’y rendent à vélo et nous croisons les mêmes dames à deux reprises malgré le fait que notre allure soit plus rapide. Elles connaissent bien l’endroit !!! Désabusés, nous décidons de nous arrêter sur la terrasse d’une taverne et de boire 2 bonnes Primus !!! Au moment de reprendre la route, une des deux dames nous croise de nouveau … Ca l’interpelle, elle cherche à nous aider nous croyant perdus. Après un brin de conversation, elle nous confirme que nous pouvons emprunter le halage de la Nete pour nous rendre dans la direction de Lier, qui sera un choix bien plus judicieux pour la beauté du paysage que notre itinéraire d’origine.   Il nous reste un peu plus de 50km à parcourir, il est 17:30 et nous sommes bien dans les temps pour arriver à Turnhout. Nous empruntons la route de Berlaar, Herenthout et Olen avant de bifurquer vers le nord en direction de Tielen. il ne nous reste alors plus qu’à suivre la longue ligne droite qui nous mène à la destination finale, Turnhout, que nous atteignons à 19:30.   En chiffres :    Mouscron - Turnhout : 200,4km Temps écoulé : 09hr37’01'' Temps de déplacement : 07hr45’55''
  • 60

    Paris-Brest-Paris 2015

    Paris-Brest-Paris 2015

    Prologue :    Paris-Brest-paris reste l’épreuve randonneur longue distance la plus fréquentée au monde avec plus de 6.000 participants à vélo, tandem ou vélos spéciaux venus de plus de 65 pays différents. Elle a lieu tous les 4 ans et des brevets randonneurs mondiaux qualificatifs sont nécessaires pour pouvoir y participer (200km, 300km, 400km et 600km).   Paris-Brest-Paris 2015 couvre une distance de 1234,5km pour une dénivellation positive de 11.974m. Certains trouveront cela raisonnable en terme de dénivelé, mais le chiffre est trompeur car les côtes excèdent rarement 6% de pente et sont donc assez courtes mais fréquentes. Ceci donne à cette randonnée vallonée une difficulté toute relative due aux changements de rythme incessants entre les différentes bosses.   Fort de mes 11.000km accumulés, je suis serein et ne me pose pas beaucoup de question avant le départ, bien que je sache que rien n’est acquit à l’avance et que tout peut arriver.     L'épreuve :   Nous étions donc 3 Cyclos Emptinnois, membres du Team de Lux, à prendre le départ pour cette formidable aventure (Duch, Mig et Bugs), accompagnés de notre ami TDL Alain Nizette et de nos compagnons des brevets qualificatifs, Matteo Ponchione et Stéphane Maitrejean. Bernard Stouffe qui a fait quelques brevets avec nous et une diagonale de Belgique avec moi sera également sur la ligne de départ avec nous. Nous avions décidé de nous y rendre ensemble, mais de rouler chacun à sa sauce, car les coups de fatigue se manifestent très souvent à des moments différents. Les 4 Team de Lux et Bernard sont sur le départ de 17:00 alors que les autres sont sur celui de 18:15. Nous n’avions pas non plus les mêmes objectifs car pour certains, il suffisait de boucler le challenge dans les temps impartis, soit 80 heures en ce qui nous concerne. Pour d’autres, l’objectif était de faire un meilleur temps que les versions précédentes.   L’attente est longue avant le départ et on scrute les autres participants avec leurs machines. Miguel me fait remarqué qu’un gars ressemble à Richard qui a fait le trirhéna 2014 avec nous. C’est effectivement lui. C’est dingue, mais sur ce genre d’épreuve, on rencontre forcément d’autres cyclos avec qui on a déjà roulé. Nous sommes donc partis du Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines à 17:00 dans un groupe d’approximativement 400 cyclos. Le départ est dangereux car on suit une voiture qui roule vite plus décélère. On doit donc faire attention à freiner au bon moment et puis vite relancer pour ne pas être coupé des autres. Certains fous prennent les rond-points par la gauche, c’est carrément du ’importe quoi. Bref, après une vingtaine de kilomètres,  ça démarre très vite devant. Du coup, Duch, Mig et moi, nous suivons le groupe 1 à toute vitesse. Ca va tellement vite que je n’arrive pas à tenir le groupe dans les bosses. Je joue une première fois la tirette et reviens avec des Italiens, puis une seconde fois avec Mig alors que Duch est resté bien dans le groupe. Mig et moi, on décroche et nous décidons de se refaire une petite santé. Pour le coup, nous gardons un bon coup de pédale mais avec moins de relance. On rattrape donc assez rapidement d’autres cyclos qui ont décroché plus tard que nous. Ils se mettrons dans nos roues et nous arrivons au 1er ravitaillement de Mortagne-Au-Perche avec 9 minutes de retard sur Duch qui avait finalement aussi lâché le groupe.    Nous avons à ce moment 31,4 km/hr de moyenne sur les 139 premiers kilomètres. Il est 21:30, on s’équipe en vitesse pour la nuit et on remplit nos gourdes. Nous ne tardons pas et roulons avec des Espagnols devant nous qui tirent bien le groupe. Nous n’hésitons pas à prendre les relais qu’il faut sur les parties plates et en descente et rejoignons le premier contrôle de Vilaines-La-Juhel, 80 km plus loin. Nous gardons une très bonne moyenne (28,8km/hr depuis le début) et décidons de repartir sans tarder après avoir rempli les gourdes, il est 00:40.    La suite de la nuit sera un peu plus calme mais toujours avec un excellent tempo et nous restons unis avec une vingtaine d’autres cyclos. Nous atteignons donc Fougères, la porte de la Bretagne à 4 heures 05 du matin. 310km de bouclé en 11 heures, nous sommes bien au-delà de nos espérances avec toujours une moyenne de déplacement correcte. Nous décidons de manger chaud et discutons le coup. Miguel a l’occasion de faire un beau temps pour sa quatrième participation et décide de mettre ses prolongateurs pour continuer à ce rythme. Duch et moi, préférons repartir plus cool et ne l’attendons pas car on se rend compte qu’on a déjà grillé quelques cartouches.   Nous reprenons donc, Duch et moi, à un rythme moins soutenu mais toujours une bonne moyenne et rejoignons le point de contrôle de Tinténiac (364km) à 07:15. On pointe, n’y reste pas et nous reprenons notre chemin.   Nous sommes en Bretagne, mais les paysages ne sont pas si bucoliques que je ne l’avais espéré.   Nous nous arrêtons à Quédillac (388km) pour prendre un chocolat chaud et un sandwich. Le parcours devient de plus en plus bosselé et nous sentons que les arrêts vont devenir de plus en plus fréquents si on veut rester dans le coup.   Le 4ème contrôle sera Loudéac (449km) que nous atteignons difficilement à 11:30. On croise Mig qui repart déjà, il n’a pas l’air fatigué. Duch a très mal à la voute plantaire et a une contracture au niveau de la cuisse. On décide de s’y arrêter plus longtemps, pour bien manger et pour se soigner. Il va même chez le kiné du centre. Du coup juste avant de repartir, on a l’occasion de revoir Alain qui était resté derrière, ainsi que Matteo et Stef partis une heure plus tard que nous. Je prends des nouvelles de notre ami Bernard Stouffe mais malheureusement, il n’arrive plus à marcher ni à pédaler. Une tendinite du genou a eu raison de lui et il est contraint à l’abandon.   C’est donc fortement amoindri que Duch repart avec moi en direction de Carhaix. Le parcours devient de plus en plus difficile, avec un vent de face, des bosses et des grands routes empruntées par des poids lourds. Nous arrivons à un contrôle secret à St-Nicolas-du-Pelem (500km) à 15:00, mangeons une soupe puis repartons.   Le dénivelé augmente au fur et à mesure de la journée et c’est à coup de relances que nous arrivons à rejoindre un petit groupe avec quelques Italiens et Français. Malheureusement, ils roulent vachement moins vite que nous. Nous décidons donc de garder notre vitesse de croisière et de continuer à deux. Le parcours est difficile et toutes les petites blessures apparaissent une par une et à un moment, mes lombaires se contractent. Plus moyen d’avancer … Je dois me coucher sur le bas-côté de la route et faire des assouplissements pour pouvoir reprendre la route. Nous atteignons Carhaix (703km) à 16:40. On y boit et mange puis repartons pour Brest. Nous pensons que nous arriverons au coucher du soleil mais un regain de forme nous permet de passer les bosses avec plus d’engouement. Après 20km de montées vers le Roc Trévezel, nous descendons vers Brest et croisons les premiers qui reviennent déjà. Nous filons alors qu’eux, ils font presque du surplace. Ca nous a mis un fameux coup au moral, car nous savions que nous devrions passer par là tout à l’heure.   Nous arrivons donc le long de la mer à Plougastel et pensons que nous y sommes mais il reste encore une énorme côte qui remonte toute la ville de Brest et nous atteignons le point de contrôle de Brest (618km) à 20:47. Bernard, un copain de Duch, nous y attend avec des pâtes. Miguel est déjà reparti. Il file comme une fusée. Duch a très mal au pied et décide d’aller trouver le médecin. C’est la fin pour lui, il ne repartira pas : son pied a gonflé comme un pamplemousse et le médecin l’interdit de reprendre la route. Je me retrouve donc bien seul et pensais à la base pouvoir repartir avec Mig arrivé 1 heure plus tôt. Je ne suis pas si fatigué mais ne veux pas risquer de me retrouver seul sur la route de nuit et décide donc d’attendre qu’Alain et les autres arrivent. Je prends donc une bonne douche et prend un lit au dortoir.   Alain, Matteo et Stef dormiront aussi sur place, avec Laurent Tesch. Nous nous mettons donc rendez-vous à 3 heures du matin pour déjeuner au restaurant. j’ai donc la chance de dormir 5 heures, car avec ma moyenne inespérée de 27,2km/h. J’ai gagné beaucoup de temps par rapport à mes prévisions en atteignant Brest en 27 heures 45.   Nous reprenons donc la route en sens inverse, le mardi matin à 4 heures 30. Cette journée sera plus calme au niveau de la vitesse. Nous ne forçons pas de trop dans les montées et gardons un bon rythme sur le plat et les descentes. Laurent Tesch qui a également fait les brevets Tdl roule avec nous et est clairement plus fort dans les côtes. On parcourra ensemble les 307km qui séparent Brest de Fougères. Sur ce tronçon, je sens bien qu’avec mes 2 heures de sommeil en plus que les autres, j’ai moins dur. Je me sens même bien mieux que la fin du jour précédent mis-à-part les blessures de selle qui font leurs apparitions. J’aurai la chance de rencontrer quelques potes français qui avaient également participé au Trirhéna en 2014 : Florian, Dominique et Cricri. C’est ça aussi Paris-Brest-Paris : la rencontre entre gens qui ont la même passion. Et lorsqu’on parle sur la route, tout passe beaucoup plus vite.   Miguel étant parti comme une fusée et n’ayant pas dormi, s’est retrouvé à Fougères à 12:30, mais complètement grillé. Conscient qu’il ne parviendrait pas à amélioreront temps, il décida de rester sur place pour nous attendre et terminer la route ensemble. Nous ne rejoignons Fougères qu’à 21:40. Nous y mangeons un bon repas et prenons donc une place dans un dortoir pour un départ à 3 heures du matin. Ce dortoir est bien moins confortable que le précédent. Nous dormons sur des tapis de gym et l’un pratiquement derrière l’autre. Je n’ai malheureusement pas la chance d’avoir une personne respectueuse à ma tête et elle me fera c… toute la durée du repos : lampes, couverture et chaussettes dans la tronche, utilisation du GSM, etc. Bref je repars donc avec beaucoup moins de fraîcheur que le jour avant et je l’ai ressenti durant toute cette dernière journée.   Sur la première partie, je garde tout de même une belle allure dans les côtes et reste devant alors que Miguel file comme un bolide dans les descentes et sur le plat. Puis, j’ai vraiment un gros coup de barre et Mig n’aura plus beaucoup de relais. Nous essayons tant bien que mal à l’accrocher, mais Il est trop fort pour nous. Ca casse à chaque gros coup de pédale et moins en premier. Mig se met alors à notre diapason et réduit la vitesse. Comme une locomotive, il nous emmènera comme des wagons à bon port sur les points de contrôle de Vilaines-La-Juhel puis de Mortagne-au-Perche. Nous y mangeons et je m’octroierai une bonne bière avec Alain et Cricri du Team Ventoux que l’on avait dépassé.   Il ne reste que 140 kilomètres, mais tout devient très difficile pour moi. Je ronchonne dans ma tête sans qu’un son ne sorte de ma bouche : mes poignets me font mal, l’auriculaire et l’annulaire des deux mains sont endormis, mes genoux n’en veulent plus, mes chevilles non plus et je me force à rester sur ma selle pour ne pas décoller mes fesses qui sont à sang depuis quelques centaines de kilomètre. Personne ne dit rien sur ses douleurs, mais on voit bien que tout le monde à quelque chose. Un Australien qui roulait avec nous a même dû abandonner car les muscles de sa nuque ont lâché.   Alain me propose de faire un arrêt avant le contrôle et j’accepte du bout des lèvres pour prendre un ravitaillement de fortune auprès des habitants. Nous nous arrêtons donc une nouvelle fois pour boire une soupe, du café et tout ce qu’il y a. On papote avec des Bulgares qui s’étaient joints à nous et avec un Polonais qui a déjà de l’expérience dans le domaine des longues distances.   Nous reprenons notre route et dépassons tout le monde sur notre passage avec Mig la loco devant. C’est donc en peloton d’une cinquantaine de cyclos que nous atteignons le dernier point de contrôle, Dreux (1165km) à 16:00. Il ne reste plus QUE 65km, pratiquement que du plat !!! On mange une bonne pâtisserie sur place et on repart pour la dernière ligne droite.   Après une heure de route, Miguel est toujours à l’avant et le peloton se forme derrière lui comme un Roi qui enrôle ses compagnons vers la conquête du Graal. Nous arrivons alors à Gambai et c’est parti pour une course effrénée. On passe la bosse de Gambaiseuil à toute vitesse et on remet une couche. Plus de douleur nul part, il reste 22 km, Alain passe devant, les Bulgares descendent une dent et Matteo aussi. Les motards se positionnent devant nous comme des Fangio et arrêtent les camions et autres véhicules qui nous gênent. C’est l’euphorie, on roule à une vitesse entre 35 et 40 heures en plein Paris en brûlant les feux rouges avec les motards devant. Une voiture de Police nous croisent, les motards s’arrêtent au feu suivant et les Bulgares ne comprennent pas. Je leur explique qu’on n’a pas le droit de passer, que nos motards ne font pas partie de la Police. Voilà comment on peut avoir un accident me dis-je … Nous rentrons dans le Parc du Golfe de Saint-Quentin à toute vitesse, les motards passent les barrières, Matteo et les deux Bulgares aussi alors qu’elle se referme juste devant moi. Un gros coup de frein, plus de gomme aux pneus. J’ai évité la grosse chute in extremis. Du coup, on calme le jeu et nous arrivons finalement à 7 sur la ligne d’arrivée à 19:14. Alain, Mig, Bugs, Matteo, Stef et les 2 Bulgares.   Duch, Florence l’épouse de Matteo et Christine, l’épouse d’Alain nous attendent sur place. L’émotion est trop forte, on se prend tous dans les bras et des larmes coulent le long de nos joues roussies par le soleil.   Vous l’aurez compris, le bonheur de l’arrivée est indescriptible. On retournera tout de même à vélo pour 4km vers notre appartement où nous avons laissé la voiture et profiterons d’un bon gueuleton comme la fin des aventures des vrais Gaulois.   De nouveaux objectifs pointent déjà à l’horizon … 2016; 2017 …. On arrive !!!   Epilogue : Les chiffres et les remerciements   Météo : 3 jours de soleil,sans pluie avec de légères brumes froides en début de matinée. Distance : 1235km Dénivelé : 11.974m Vitesse de déplacement : 26,07km/h Temps de déplacement : 47 heures 21 minutes 19 secondes Temps écoulé : 74 heures 12 minutes 50 secondes Calories brûlées : 81.776 Nombre de mouvement du pédalier : 174.216 Tours   Je remercie mon épouse et mes enfants qui me permettent de vivre ces moments magiques. Je remercie également, mes amis, tous les Cyclos Emptinnois et membres du Team de Lux qui nous ont suivis, encouragés et conseillés pendant ce périple. Special thanks to Cycles Bodart et Guy Mathy pour la préparation de ma machine.
  • 149

    La Typique 2015

    La Typique 2015

    Merci aux 378 cyclos qui ont fait le déplacement !!!
  • 15

    Visite aux Cyclos de Bomerée

    Visite aux Cyclos de Bomerée

    Nous sommes quelques uns au club à vouloir nous préparer pour de très longues distances, mais avec des objectifs différents. Certains feront Liège-Bastogne-Liège, la Marmotte ou les 3 Ballons; d'autres des diagonales ou même Paris-Brest-Paris. Dans un de ces buts, Miguel, Duch, Eddy, Marti et Bugs avaient décidé de commencer mars très fort. A une semaine du brevet qualificatif de 200km pour Paris-Brest-Paris, ils se sont mis en tête d'en faire déjà un la semaine avant, avec un peu moins de dénivelé. Alain, un cyclo de Marche et ami de longues dates s'est joint au projet. Dans le calendrier de la FFBC, les cyclos de Bomerée ont proposé une randonnée guidée de 80km pour le brevet de progression. C'était l'occasion d'aller rendre visite à ces chouettes compagnons de route, Gaétan, Gérard et René. Nous vous invitons d'ailleurs à découvrir le site de Gérard qui commente abondamment ses randonnées ici (dont notre arrivée à Thuin de ce samedi) : http://gerardetsapassion.blogs.dhnet.be/archive/2015/03/09/bpf-80-km-581615.html Nous avons donc quitté la gare de Ciney à 08:30 pour emprunter un itinéraire qui vous le constaterez, ne manque pas de nous rappeler que nous sommes buveurs de blondes et brunes bières. Nous passons donc non loin de la brasserie du Bocq (Gauloise, etc.), pour aller ensuite vers l'Abbaye de Maredsous par Warnant, Bioul et Denée. Nous continuons vers Mettet, Gerpinnes, Gozée pour notre première étape chez nos copains de Bomerée : Thuin. Nous arrivons un peu à l'avance pour le pointage et en profitons pour nous ravitailler au carrefour express. Après une petite détente d'un gros 3/4 heure, nous reprenons la route par la Distillerie de Biercée, Clermont, Froidchapelle et faisons de nouveau étape à Chimay. Il est 15:00, il nous reste encore pas mal de route à faire et une fois ravitaillés, nous chevauchons nos destriers vers Viroinval (Super des Fagnes), Gimnée, Hastière, Givet, Dinant. La journée est presque terminée, nous remontons les fonds de Leffe et faisons un petit détour pour éviter le Grand Feu de Braibant en passant par les dénivelés vers Halloy puis Ciney. Une belle petite journée donc qui se finit aux petites heures et sans lampes, il était temps !!!!
  • 24

    28/03/15 : diagonale Chimay-Ostende

    28/03/15 : diagonale Chimay-Ostende

    Diagonale Chimay-Ostende. Suite au succès de la diagonale Chimay-Maaseik de l’année 2014, les Cyclos Emptinnois ont retenté l’expérience d’une diagonale en club en ce début d’année 2015. Il est vrai que faire une diagonale fin mars était un objectif assez difficile à réaliser, mais ça a permis de créer une dynamique au sein du club et tout le monde s’est bien entraîné pour arriver à la boucler. Pourtant, le pari n’était pas gagné d’avance … Car outre les désistements pour raison de santé, d’impératifs familiaux ou d’indisponibilités, certains d’entre nous n’avaient pas encore accumulé beaucoup de kilomètres cette année. Notre club ayant pour adage « Pour le plaisir », il nous était évident d’inviter les cyclos d’autres clubs qui aiment les grandes distances à se joindre à notre bonne humeur pour ce périple vers la côte. Nous sommes donc partis à 5 du club (Phil Lenoir, Piepie, Eddy G., Fred Rolin et Bugs) et 3 extras (Michel Debrue et son copain François, ainsi que Bernard Stouffe). Le rendez-vous était donné au Tom&Co de Chimay et la cloche a sonné à 08:15. Nous nous étions fixés l’allure Audax de 22,5km/hr sachant que le peu de dénivelé serait parcouru sur le début du parcours. Nous sillonnons donc les villages de la Wallonie profonde pour nous rendre en France dans la très belle vallée de la Thure. Nous revenons en Belgique par Quévy, la localité de Michel et de François (Bernard n'est pas loin d chez lui non plus) qui se sentent comme un poisson dans l’eau. Il faut dire que la météo renforce l’expression, nous ne verrons que très peu d’éclaircies durant tout le trajet. Le premier contrôle s’effectue à Frameries où nous pointons notre carte dans une petite épicerie. Il est 11:15 et nous avons déjà 70,7km au compteur. Nous respectons donc bien le timing de départ et les arrêts ne sont pas trop long. Nous repartons donc direction Beloeil par Paturâge et Quaregnon, et décidons de faire une petite halte pour manger à Frasnes-Lez-Buissenal où nous postons notre contrôle intermédiaire. Nous reprenons notre route et passons bientôt la frontière linguistique pour arriver à notre deuxième point de contrôle, 10 km plus loin : Deerlijk. Comme nous en avons pris l’habitude aux Cyclos Emptinnois, nous pointons notre carte dans la charmante boutique AMAYE, spécialisée dans la lingerie féminine. Il est 14:30, nous sommes toujours bien dans les temps, pas de soucis. Aucun soucis mécanique et le moral est toujours au beau fixe. Nous rejoignons ensuite le canal qui nous mènera d’Ooigem à Roeselare puis la longue chaussée vers Lichtervelde. Il n’y a pas à dire, mais les pistes cyclables flamandes sont splendides, et les infrastructures mises à notre disposition nous laissent rêveurs … La suite du parcours, une trentaine de kilomètres, se fera essentiellement sur les petites routes sans grande circulation par Aartijke et Westkerke. Malgré le temps de la fin du parcours très venteux, Il est 18:00 tapante lorsque nous nous arrêtons à l’auberge de jeunesse d’Ostende, De Ploate. Notre moyenne de 24km/hr est un peu supérieure à nos prévisions. Le challenge est réussi : tout le monde est arrivé, en groupe, dans une ambiance de tonnerre. Nous profiterons de l’air iodé quelques instants avant d’aller nous désaltérer et nous rassasier dans cette belle ville d’Ostende. Calendrier à suivre, déjà une autre diagonale en perspective ...
  • 76

    Mémorial Guy et Joël 2015

    Mémorial Guy et Joël 2015

    Belle réussite pour ce mémorial Guy et Joël 2015 avec quelques 195 participants. Merci de votre venue et rendez-vous le 27 juin pour la Typique ...
  • 203

    Séjour Alsace 2015

    Séjour Alsace 2015

    C'est donc en ce jeudi d'Ascension 2015, avec notre bonne humeur habituelle, que nous sommes partis à 8 Cyclos Emptinnois gravir quelques cols en Alsace. Cela faisait déjà 4 mois que nous nous étions organisés pour le co-voiturage, le gîte, les parcours et l'intendance. Les couples étaient tout naturellement dors-et-déjà formés avant notre arrivée : Fred Rolin (dit Piou-Piou) et Eddy Gillard (dit le Gros) ; Francis Depotter (dit l'Ancien) et Pierre-Yves Natalis (dit le moniteur) ; Claudy Debaty (dit Marci) et Philippe Martin (lisez Philo) ; Olivier Jadot (dit Musclor) et Benoît Jadot (dit Bugs). Nous avions élu domicile au Gîte Hupsa Pfannala de Saint-Hippolyte, qui faisait également hôtel et restaurant. Nous nous sommes tout de suite très bien entendus avec leur équipe, le Chef et son épouse. Tout était nickel : les gîtes d'une qualité irréprochable, le service presque sur mesure (nous avons pu ranger nos vélos dans leur remise), le petit déjeuner extrêmement copieux. Une fois installés, nous enfourchions déjà notre bolide pour faire un circuit de mise en jambes sur les pistes cyclables de la route des vins qui nous ont menés vers Colmar. Au retour, une fois arrivés à Ribeauvillé, le groupe s'est séparé en deux. Une première partie désirant en garder sous la pédale pour le lendemain est revenue le long des vignes vers Saint-Hippolyte (51km au total) alors que les autres s'en sont déjà donnés à coeur joie dans 2 petits cols à proximité : Le col Haut de Ribeauvillé   et le col du Schaentzel. Donc, un bon petit 80km pour la première randonnée, sans pluie et surtout avec du soleil. Le soir, après un bon petit apéro, nous avons repris quelques calories grâce aux délicieuses quiches que nous avait préparées Gégé, l'épouse de Pierre-Yves. Le vendredi s'annonçait un peu plus difficile. Ce n'était pas tant dû au dénivelé du parcours mais bien aux conditions météorologiques auxquelles nous avons dû faire face. Nous partions à l'origine pour une randonnée de 131km, mais c'était sans compter les caprices des intempéries montagnardes. Nous sommes donc partis tous les huit en grimpant directement vers le Haut-Koenigsbourg . Mais dès le départ, la pluie et le brouillard se sont incrustés. Piou-Piou qui s'était proposé de nous faire un bon petit repas pour notre retour décide alors de ne pas tenter le diable, grimpe le Haut-Koenigsbourg et termine sa randonnée dans la vallée. Pendant ce temps (de chien), le reste de l'équipe prend la direction nord de la route des vins vers Châtenois. Après cette descente, Francis était frigorifié et demanda pour faire demi-tour. Sans aucune hésitation, nous serions tous rentrés par sécurité avec lui, mais Oli qui n'avait que très peu d'équipement contre le froid se proposa de faire le chemin avec lui. Ils monteront tout de même de nouveau jusqu'au Schaentzel pour revenir vers Saint-Hippolyte. C'est donc à cinq que nous avons continuez notre chemin vers le magnifique village d'Andlau et celui de Grendelbruch pour une ascension de 20km vers le Champ du Feu. Eddy aura une première crevaison au début de l'ascension. Arrivés au sommet, trempés et gelés de la tête aux pieds, nous entamions notre descente vers le col de la Charbonnière où nous avons décidé de nous sustenter d'un chocolat chaud. La descente était vraiment très dangereuse, glissante et les patins de frein avaient déjà dépassé le seuil de la réserve. Il nous restait a priori 2 cols à monter, mais surtout à descendre. Etant donné ces conditions, nous avons décidé de descendre directement vers Villé pour reprendre la vallée et rentrer à Saint-Hippolyte par les voies cyclables. Eddy crèvera une seconde fois sur la grand route et c'est finalement avec 105 km que nous sommes arrivés au gîte. Quelle surprise ... Piou-Piou, Oli et Francis étaient allés faire les courses pour le déjeuner du lendemain et nous n'avions plus qu'à prendre notre douche pour finir cette deuxième journée vélo autour d'un bon verre, d'un superbe service entrée (Ballotines de sole au saumon et beurre blanc fines herbes) et plat (rôti à la sauce Fredo, avec pommes de terre rissolées et salade de légumes) et surtout la bonne humeur et les éclats de rire habituels.   Pour la troisième journée vélo, l'organisateur du Trirhéna et cycliste d'Ultra-distance Pascal Bride nous avait préparé un parcours plus au sud afin de grimper les mythiques cols du Petit Ballon et du Grand Ballon. C'était un parcours très exigeant au départ de Munster, mais qui émanait de la demande du groupe. Après de multitudes changements, il nous dessina un parcours de 131 km et un de 175km. Pascal participera au mois d'août 2015 à la course RAA (Race Around Austria), 2200km pour 30.000 m de dénivelé. http://www.racearoundaustria.at/raa/das_rennen/. Voici un lien vers sa page Facebook Autant vous dire que ce n'est pas un débutant. Il viendra nous rejoindre lors de l'ascension du Grand Ballon et quittera Bugs après celle du Ballon d'Alsace. Aurélien Bassompierre, un autre cycliste français dingue des ultra-distances était également intéressé de faire un bout de chemin avec nous. Il va d'ailleurs tenter un défi inédit le 13 juin : Grimper 35 fois le Grand Ballon, ce qui représente 1200km (descente comprise) pour 35.000m de dénivelé à vélo. Voici le lien Facebook : https://www.facebook.com/pages/D%C3%A9fi-Grand-Ballon-%C3%A0-v%C3%A9lo-pour-une-premi%C3%A8re-mondiale/395458217269056?fref=ts. Le départ est donc assez difficile, car le temps de récupération est minime ... et après seulement quelques kilomètres nous entamons déjà le col du Petit Ballon par le plus dur des versants : Wasserbourg Heureusement, le temps est magnifique et le paysage est splendide. Nous avons également la chance de passer avant la transumance du bétail, ce qui nous permet de voir quelques villageois en costume traditionnel. Le petit Ballon à peine descendu, nous remontons directement par les cols du Platzerwasel , du Breitfirst (1280m) et du Grand Ballon (1325m). Fredo aura une crevaison dans l'ascension et Bugs juste à l'arrivée, au sommet du Grand Ballon. Au sommet, le gros de la bande est descendu de nouveau vers le Markstein pour prendre la route des crêtes et le col de la Schlucht pour revenir sur Munster. Pendant ce temps, Bugs, accompagné de Pascal, continuera le grand parcours avec quelques cols en plus : Le col d'Hundsdruck   le Ballon d'Alsace   le Col du Page   le Col d'Oderen et le Markstein    Il redescendra vers Munster par la route empruntée du matin.   Magnifique journée donc, qui se terminera par un bon restaurant en dessous du gîte, avec le Chef à notre table pour le pousse-café.   A quand le prochain séjour ?
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    Diagonale Virton-Maaseik-Ostende 2015

    Diagonale Virton-Maaseik-Ostende 2015

    Diagonale Virton-Maaseik et Maaseik-Ostende.   Alain Nizette des cyclos de Marche-en-Famenne et Benoît Jadot des cyclos emptinnois devaient participer au Swiss Tour, épreuve longue distance de 900km lors du premier week-end de juillet 2015. L’épreuve étant annulée en dernière minute, ils décidèrent tout de même de faire une, deux, voir trois diagonales.   En vitesse, Benoît détermine les itinéraires en cours de semaine et choisit la ville de Virton comme point de départ.   C’est donc très tôt la nuit du samedi 04 juillet, que Benoît part chercher Alain en voiture pour arriver finalement à Virton à l’aube.   Récit de leur périple :   Nous nous préparons donc aux abords de la maison du tourisme et démarrons à 05:15 de Virton en direction du premier point de contrôle : La Roche. Il y a du dénivelé, mais rien d’effrayant et malgré les chaleurs en journée durant cette belle semaine, le départ matinal nous permet de rejoindre très vite notre premier point de destination. Nous savons que nous allons avoir très chaud et avons prévu plus de halte que d’habitude pour pouvoir s’approvisionner en eau. Alain roule avec 2 bouteilles supplémentaires dans son sac à dos alors que pour ma part, j’ai opté pour un camelbag de 2 litres en plus de mes gourdes. Les premiers 91km seront donc parcourus en 03:23. Nous avons donc une belle moyenne d’entrée de jeu. Nous achetons des timbres et de l’eau fraîche et repartons de si tôt vers notre deuxième point de destination : Herve. La chaleur commence vraiment à se faire sentir et nous sentons le goudron des routes se ramollir. Nous postons notre carte de contrôle volant à Aywaille et atteignons Herve sur le temps de midi. Le soleil tape, mais le vent est bel et bien présent sur la butte de Herve. Nous en profiterons pour manger un sandwich et nous ravitailler en eau. Nous buvons plus d’1 litre par heure …   Pour atteindre notre dernier point de destination concernant cette diagonale, nous avons choisi de passer par les Pays-Bas pour rejoindre Maaseik. C’est le vrai paradis pour les vélos, on peut dire que les infrastructures néerlandaises sont probablement les meilleures en Europe, de vraies véloroutes que nous empruntons en toute sécurité. Nous nous arrêterons quelques fois pour nous ravitailler en eau fraîche, les températures dépassant les 37°. Nous arrivons à Maaseik avec quelques gouttes de pluie annonçant un orage un peu après 16:00.   Nous savons que notre périple, quel qu’il soit sera long et avons déjà brulé quelques cartouches sous cette chaleur torride. Nous faisons donc le point en mangeant une bonne crème glacée sur la place de Maaseik et décidons de faire une seconde et donc dernière diagonale pour ce week-end : nous roulerons de nuit pour éviter les grosses chaleurs !!!   Nous repartons donc de Maaseik vers 17:00 et empruntons les canaux pour nous mener 80km plus loin à Herentals. Il est un peu plus de 21:00, nous nous installons en terrasse d’une pizzeria et dégustons une bonne bière en apéro avant d’engloutir une grosse assiette de spaghetti au poisson. Le temps d’équiper les vélos pour la nuit et de se ravitailler en eau, nous repartons vers Saint-Nicolas. Nous nous arrêterons quelques fois pour changer l’eau de nos gourdes, car malgré la tombée de la nuit, l’eau des gourdes devient très vite chaude. Nous passons la ville d’Anvers fort animée et empruntons le tunnel sous l’Escaut pour rejoindre l’autre rive vers Burcht. Saint-Nicolas est vraiment difficile à joindre et à quitter à cause des nombreuses routes en travaux, nous décidons donc de ne pas nous y attarder et prenons simplement une photo devant le panneau d’information de la ville avant de continuer notre route. Ce n’est qu’à 3 heures du matin, que nous décidons de fair une grosse halte à Gand pour dormir une petite heure. Nous y avons d’ailleurs trouvé un endroit idéal, le parc en plein centre ville qui abonde de bancs publics.   Nous repartons sur le coup de 4 heures du matin et atteignons Bruges un peu avant 7 heures. Nous pénétrons dans le centre ville et trouvons une boulangerie pour prendre le petit déjeuner … mais costaud. Une fois rassasiés, il ne nous reste qu’une petite vingtaine de kilomètres le long des canaux pour rejoindre la gare d’Ostende, destination finale tant méritée …   Il est 08:05, les panneaux d’information du trafic ferroviaire nous annonce un train retour pour Bruxelles à 08:40, le timing est idéal !   Nous avons mis un peu moins de 27 heures, avec 19 heures de selle pour relier Virton à Maaseik et Maaseik à Ostende. Nous y avons mis du temps, mais nous avons plus profité de la balade et moins subi la chaleur …  

 

 

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